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«Par l'onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c'est l'Église tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu'Il les soulage et les sauve; bien mieux, elle les exhorte, en s'associant librement à la passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du Peuple de Dieu1.»
La maladie dans la vie humaine
La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l'homme fait l'expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort.
La maladie peut conduire à l'angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l'aider à discerner dans sa vie ce qui n'est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l'est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui. Retour haut de page
Le Christ-médecin
La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d'infirmes de toute sorte2 sont un signe éclatant de ce que «Dieu a visité son peuple» (Lc 7, 16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n'a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés3: Il est venu guérir l'homme tout entier, âme et corps; Il est le médecin dont les malades ont besoin4. Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu'il s'identifie avec eux: «J'ai été malade et vous m'avez visité» (Mt 25,36). Son amour de prédilection pour les infirmes n'a cessé, tout au long des siècles, d'éveiller l'attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l'origine des efforts inlassables pour les soulager.
Souvent Jésus demande aux malades de croire5. Il se sert de signes pour guérir: salive et imposition des mains6, boue et ablution7. Les malades cherchent à Le toucher8 car «une force sortait de Lui et les guérissait tous» (Lc 6, 19). Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous «toucher» pour nous guérir.
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais Il fait siennes leurs misères: «Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies» (Mt 8, 17).9. Il n'a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale: la victoire sur le péché et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur Lui tout le poids du mal10 et a enlevé le «péché du monde» (Jn 1, 29), dont la maladie n'est qu'une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance: elle peut désormais nous configurer à Lui et nous unir à sa passion rédemptrice.
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«Guérissez les malades...»
«Guérissez les malades!» (Mt 10, 8) Cette charge, l'Église l'a reçue du Seigneur et tâche de la réaliser autant par les soins qu'elle apporte aux malades que par la prière d'intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps. Cette présence est particulièrement agissante à travers les sacrements, et de manière toute spéciale par l'Eucharistie, pain qui donne la vie éternelle11 et dont S. Paul insinue le lien avec la santé corporelle12.
L'Église apostolique connaît cependant un rite propre en faveur des malades, attesté par S. Jacques: «Quelqu'un parmi vous est malade? Qu'il appelle les presbytres de l'Église et qu'ils prient sur lui, après l'avoir oint d'huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient, et le Seigneur le relèvera. S'il a commis des péchés, ils lui seront remis» (Jc 5, 14-15). La Tradition a reconnu dans ce rite un des sept sacrements de l'Église.13 Retour haut de page
QUI REÇOIT ET QUI ADMINISTRE CE SACREMENT?
En cas de maladie grave...
L'onction des malades «n'est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité. Aussi, le temps opportun pour la recevoir est-il certainement déjà arrivé lorsque le fidèle commence à être en danger de mort à cause de la maladie par suite d'affaiblissement physique ou de vieillesse14.»
Si un malade qui a reçu l'onction recouvre la santé, il peut, en cas de nouvelle maladie grave, recevoir de nouveau ce sacrement. Au cours de la même maladie, ce sacrement peut être réitéré si la maladie s'aggrave. Il est approprié de recevoir l'onction des malades au seuil d'une opération importante. Il en va de même pour les personnes âgées dont la fragilité s'accentue. Retour haut de page
«... qu'il appelle les presbytres de l'Église»
Seuls les prêtres (évêques et presbytres) sont les ministres de l'onction des malades15. C'est le devoir des pasteurs d'instruire les fidèles des bienfaits de ce sacrement. Que les fidèles encouragent les malades à faire appel au prêtre pour recevoir ce sacrement. Que les malades se préparent pour le recevoir dans les bonnes dispositions, avec l'aide de leur pasteur et de toute la communauté ecclésiale qui est invitée à entourer tout spécialement les malades de ses prières et de ses attentions fraternelles. Retour haut de page
1. LG 11. - 2. Cf. Mt 4, 24. - 3. Cf. Mc 2, 5-12 - 4. Cf. Mc 2, 17. - 5. Cf. Mc 5, 34.36; 9,23. - 6. Cf. Mc 7, 32-36; 8,22-25. - 7. Cf. Jn 9, 6-15. - 8. Cf. Mc 3,10; 6; 56. - 9. Cf. Is 53,4. - 10. Cf. Is 53,4-6. - 11. Cf. Jn 6,54.58. - 12. Cf. 1 Co 11,30. - 13. Cf. DS 216; 1324-1325; 1695-1696; 1716-1717. - 14. SC 73; cf. CIC, can.1004, § 1; 1005; 1007; CCEO, can. 738. - 15. Cf. Cc. Trente: DS 1697; 1719; CIC, can. 1003; CCEO, can. 739,§1.
(Tiré du Catéchisme de l'Église Catholique aux numéros 1499 - 1500 - 1501 - 1503 - 1504 - 1505 - 1509 - 1510 - 1514 - 1515 - 1516) |
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