Le     bénévolat 

 

Par Francine Beaulieu-Roy

 

Le bénévolat:  «vouloir le bien diront certaines personnes, de bonne volonté mentionneront d’autres».  Il est offert gratuitement, il ne s’impose pas.  Il s’expérimente au fil des ans avec plus ou moins de satisfaction, mais demeurera toujours, pour des individus, un moyen de laisser une trace de leur passage sur cette terre.  Espérant qu’il soit le plus souvent bénéfique pour les personnes qui le choisissent.  D’où l’importance de trouver ses réelles motivations, car elles sont l’élément déclencheur de l’implication et permettront dans les moments difficiles de demeurer accroché-e.

 

Le bénévolat… un don de soi…

Pour un bon nombre d’individus, le bénévolat engage d’abord la personne dans un don de soi, qui souvent implique un dépassement qui n’était pas nécessairement planifié, sans compter le temps qu’il requiert pour le réaliser.  Quel défi, aujourd’hui, pour les personnes qui ont tendance à presque tout organiser à l’avance.  Monsieur Jacques T. Godbout, sociologue, mentionne dans son livre Le langage du don:

«La passion pure et simple de donner et de recevoir en retour, repose tout simplement sur le besoin d’aimer et d’être aimé qui est aussi fort, et même probablement plus fort et plus fondamental que le besoin d’acquérir, d’accumuler des choses.  L’humain est d’abord un être de relation et non un être de production». 

 

Le bénévolat aujourd’hui…

De nos jours, les personnes faisant encore du bénévolat le font souvent parce qu’elles trouvent du plaisir dans leur implication et qu’elles y agissent librement.  Puisque la liberté est l’un des éléments importants pour l’implication et l’engagement bénévole, il importe donc de s’enquérir des motivations qui alimentent le désir de donner et de les respecter.  Deux choses en ressortent : l’absence d’obligation quant au temps disponible qu’ils veulent bien donner et la reconnaissance de leurs talents mis au service du champ d’intervention qui correspond le mieux à ce qu’ils sont comme personne.  Pour la majorité des individus, il y a le besoin fondamental d’être en relation avec d’autres, de sortir de l’isolement, d’être engagé-e socialement.  Pour d’autres, il y a le besoin de prouver ou de se prouver des choses, de s’épanouir, de se faire entendre, de se sentir utile.  Pour d’autres encore, il y a un sentiment de responsabilité par rapport à l’avenir ou de répondre à un appel ressenti au fond de leur être de réaliser une mission à partir d’une vocation propre.  Le don de soi s’accompagne souvent d’une certaine euphorie et de l’impression de participer à quelque chose qui dépasse l’ordre purement matériel.  Enfin, tu me dis… j’oublie.  Tu m’enseignes… je me souviens.  Tu m’impliques…j’apprends! (auteur inconnu).