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Sommaire
historique
La première chapelle en bois aurait été
construite en 1876. Incendiée peu de temps après sa
construction, elle fut remplacée par une église de
brique en 1876-1877. Cette église fut
démolie au printemps 1937 après la construction de
l'église actuelle.
Historique:
1879: Construction du premier presbytère.
1883: Érection canonique de la paroisse
que Mgr Fabre, évêque de Montréal, place sous le vocable
de Sainte-Anastasie
1936: Construction de l'église actuelle
d'après les plans et devis de l'architecte J.-Eugène
Perron. L'entrepreneur Alcidas Laurin effectue les
travaux
1937: Fin des travaux reliés à la
construction de l'église
Après 1937: Démolition de l'ancien
presbytère et construction de l'actuel avec chemin
couvert qui le relie à l'église. Une photo d'époque
datant de 1937 nous permet de visualiser l'ancien
presbytère.
1962:
Travaux de restauration intérieure. Les motifs créés par
une utilisation polychromique de la brique auraient
alors disparu probablement par l'application d'une
peinture sur le revêtement. Un aspect important du style
Dom Bellot aurait ainsi été supprimé. On remarque aussi
sur des photos prises avant cette restauration une
chaire qui aurait été enlevée probablement à la même
époque.
Vers 1999: travaux de restauration
intérieure et extérieure sous la direction de
l'architecte Jean-Marc Coursol. À l'intérieur, on
procède aux travaux de nettoyage et de
peinture des murs et de la voûte. À l'extérieur, on
remplace partiellement les fenêtres
de bois par d'autres en pin de première
qualité et on remplace également le verre. On rénove de
plus le clocher et on procède
à la réfection de la toiture. Le bardeau
d'asphalte est ainsi changé tout comme la gargouille.
Observations
générales
Extérieur
Revêtement dominant des
murs: Pierre
Style dominant:
Dom Bellotiste
Remarque:
Pierre granitique. Cette pierre rosâtre est semblable à
celle rencontrée à l'église Margaret Rodger Memorial
construite à la même époque dans la même ville de
Lachute et qui provenait d'une carrière de Brownsburg,
ville voisine de Lachute.
Il s'agit
selon Claude Bergeron d'une des premières églises
construites selon le style Dom Bellot au Québec, avec
Sainte-Thérèse de Lisieux à Beauport. L'église
Sainte-Anastasie rappelle par sa tour jouxtant le volume
principale et sa rosace en façade l'église Immaculée
Conception d'Audincourt en France, érigée en 1931
d'après les plans et devis de Paul Dom Bellot. Cet
exemple précoce de l'influence de Dom Bellot au Québec
doit cependant être remis en contexte puisque dans la
même ville de Lachute, en 1932, avait été construit un
lieu de culte presbytérien, l'église Margaret Rodger
Memorial, qui semble, par ses formes et ses matériaux,
avoir grandement influencé la conception de cette église
de J.-Eugène Perron. Cet exemple renforce l'idée de la
nécessité de regarder du côté des traditions
protestantes pour comprendre d'autres dimensions du
renouveau de l'architecture religieuse au Québec.
L'architecte J.-Eugène Perron semble
avoir œuvré principalement dans les années 1950 dans la
région montréalaise. Il travailla auparavant avec
l'architecte Henri S. Labelle sur les plans de la
Cathédrale Sainte-Cécile à Salaberry-de-Valleyfield
(1934-1935), église érigée dans un style qui ne laissait
pas encore paraître l'influence de Dom Bellot sur
l'architecte. Cette inspiration semble davantage se
concrétiser chez Perron avec l'église Sainte-Anastasie. Elle constitue probablement l'œuvre la plus achevée de
l'architecte.
Bâtiment à plan rectangulaire, l'église
Sainte-Anastasie est entièrement revêtue de granit rose
provenant de Brownsburg. Sa particularité réside en
partie dans sa tour octogonale élevée tel un campanile à
la droite de l'édifice. La chambre des cloches est ici
délimitée par des ouvertures polygonales avec
persiennes. Ornées de modillons et d'un fronton, quatre
des huit faces saillissent au niveau de la chambre des
cloches, procurant à la tour une allure quelque peu
médiévale, caractéristique du courant architectural
inspiré par Dom Bellot. Moins élaborée, la façade de
l'église trouve son ornementation dans sa rosace et son
portail dont la pente du toit est tronquée par la
présence d'une niche abritant une statue. Si les
différentes ouvertures démontrent une forme polygonale
en façade, on note la présence d'arcs en mitre au niveau
des murs latéraux.
À l'arrière, l'abside laisse paraître le
même registre d'ouvertures qu'en façade, soit la rosace
et les quatre fenêtres à arc polygonal. Une sacristie et
une chapelle se logent à l'intérieur des murs qui
ceinturent le bâtiment sur les côtés et à l'arrière.
Intérieur
Les arcs polygonaux dominent ce décor à
la Dom Bellot.
Plancher de «terrazzo» et de tuiles de
céramique agencées de façon à créer une répétition de
motifs. Une restauration survenue en 1962 aurait fait
disparaître une partie des effets de l'utilisation
polychrome de la brique.
On remarque l'utilisation du verre coloré
jaune dans les fenêtres de la nef. Les fenêtres que l'on
retrouve dans la façade répondent à celles qui se
trouvent dans le mur au fond du chœur.
Le mobilier du chœur est en bois. Les
fonts baptismaux sont signés Jean-Julien Bourgault et
les anges situés de part et d'autre du maître autel
seraient l'œuvre de Médard Bourgault.
On note la présence de deux tribunes à
l'arrière de la nef et de deux tribunes latérales dans
le chœur.
Avec
l'aimable autorisation de la
Fondation du Patrimoine religieux du
Québec
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