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Sommaire
historique
Une première
chapelle aurait été construite l'année suivant la
création de la mission, en 1865, mais bâtie sans main-d'oeuvre qualifiée, on n'osa pas même y laisser
entrer quelqu'un de peur qu'elle ne s'écroule.
En 1866, on en construisait donc une nouvelle.
La première église suivit en 1877, mais brûla en
1933, dans un incendie qui emporta aussi la salle
paroissiale et le presbytère. C'est donc en
1933 qu'a été construite l'église actuelle selon les
plans de l'architecte Ludger Lemieux et sous la
direction des entrepreneurs Héroux et Robert.
Cette réalisation de Lemieux contraste de l'église
de la paroisse de Saint-Esprit, dans la municipalité
du même nom, sise dans Lanaudière, non loin de
Saint-Hippolyte. La nécessité d'explorer de
nouvelles formes et de nouveaux principes semble
désormais primer sur le désir de construire dans un
esprit monumental comme il l'avait fait quelques
années auparavant dans plusieurs paroisses ouvrières
de Montréal, entre autres, pour les églises
Saint-Vincent-Ferrier et Saint-Vincent-de-Paul.
Des travaux d'entretien
seraient survenus entre 1991 et 2001.
- le perron de l'église
aurait été refait
- le système de
protection des incendies aurait été installé
- le presbytère aurait
aussi été restauré
- vers 1997, on aurait
remplacé les fenêtres (répondant)
- vers 2001, on aurait
remplacé le revêtement de la toiture ainsi que
restauré les boiseries extérieures (fasces, cadres
des fenêtres, soffites, ...) Ces travaux ont
été exécutés, en partie, grâce au financement de la
fondation du patrimoine religieux du Québec.
Observations
générales
Extérieur
Claude Bergeron mentionne
que, vers 1926, dans une optique rationaliste, Gérard
Morisset avait formulé le principe suivant: «la
façade d'un édifice doit découler de l'organisation
interne, en être le reflet, et que toute décoration doit
être subordonnée à la construction».
L'architecte Ludger Lemieux appliquera ce principe lors
de sa conception de l'église Saint-Hipolyte en 1933.
Ainsi, «le couronnement de la façade de Saint-Hippolyte
reproduit même la forme du volume interne qui, lui, est
engendré par la structure». La forme
ogivale soulignée par une ornementation créée par
l'alternance de briques en saillie se trouve donc mise
de l'avant en façade, alors que deux fenêtres en arc
brisé éclairent le chœur par la droite. Le
traitement simple du portail caractérisé par le travail
de la brique montrant des croix en saillie annonce lui
aussi un certain renouveau par le rassemblement des
trois portes rectangulaires en position centrale qui
accentue l'horizontalité du lieu néanmoins
contrebalancée par la présence de la tour du côté gauche.
On peut observer les portes de bois massif dont les
pentures se terminent par un arc de cercle presque
complet. La tour carrée en brique ne comporte que
deux petites ouvertures de forme rectangulaire.
Elle est surmontée d'une chambre carrée des cloches,
dont les ouvertures ogivales aujourd'hui cloisonnées par
la présence de persiennes sont surmontées de motifs
trilobés. Sa flèche pyramidale recouverte de tôle
avec de petits pinacles aux quatre coins s'inscrit dans
un vocabulaire néogothique qui pourrait être un rappel
de l'ancien lieu de culte.
Au niveau des murs
gouttereaux et qui paraissent répondre aux différents
registres de la fenestration. À l'avant et à
l'arrière du lieu, les surfaces intérieures définies par
les arcs ogivaux semblent recouvertes de crépi d'un ton
de beige qui contraste avec la brique rouge. Les
longs pans se caractérisent par la présence de larges
fenêtres rectangulaires qui rappellent celles de
certains établissements scolaires. La fenestration
a cependant été modifiée et le verre double, s'il
protège les vitraux, renvoie des reflets bleutés à
l'extérieur.
L'arrière du bâtiment est
caractérisé par un jeu des volumes et des pentes de toit
qui démontre une géométrisation évidente des formes.
Un changement dans la couleur de la brique laisse
cependant croire qu'une annexe a pu être enlevée et
qu'une ancienne porte lui donnant accès de l'intérieur a
pu être transformée en fenêtre. On retrouve à la
façade arrière, une rosace semblable à celle de la
façade mais cerclée d'un voussoir de brique simple.
Intérieur
À propos des églises Saint Brendan à Montréal et
Saint-Hippolyte dans les Laurentides, utilisant toutes
deux au niveau de la voûte un système de «mailles
losangiques formées par [des] lamelles assemblées au
moyen de boulons constituant une structure légère et
rigide qui est aussi décorative», Claude Bergeron écrira
que «malgré leur caractère modeste, ces deux églises
sont celles qui s'affranchissent le plus des formes du
passé et qui obéissent le mieux aux règles de la
doctrine rationaliste. Le couronnement de la façade
de Saint-Hippolyte reproduit même la forme du volume
interne qui, lui, est engendré par la structure».
Même s'il ne s'agit pas d'un
décor peint au sens de l'inventaire, des toiles
marouflées ornent les murs du chœur ainsi que l'espace
au-dessus des confessionnaux à l'entrée de la nef.
On peut constater que dans
le lieu de culte sont utilisés deux types d'arcs:
arc en accolade et arc brisé. Seules la voûte
au-dessus de la travée centrale et les ouvertures
donnant sur le chœur, montrent des arcs ogivaux.
La balustrade de bois reprend pour sa part la forme en
accolade visible au niveau des arches des bas-côtés.
Avec l'aimable
autorisation de la
Fondation du Patrimoine religieux du Québec
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